Déclaration de Septembre en Flandre: impact sur les entreprises

Publié le 02/10/2026

Le Gouvernement flamand a présenté le 30 septembre sa Déclaration de septembre pour 2027. Le budget prévoit un important effort d’économies, avec également des mesures qui auront un impact direct sur les entreprises flamandes.

Pour le commerce de l’acier, trois dossiers retiennent particulièrement l’attention : la formation, le recrutement et la transmission d’entreprise.

 

La kmo-portefeuille disparaît à partir de 2027

La mesure ayant l’impact le plus direct pour de nombreuses entreprises du commerce de l’acier est la suppression de la kmo-portefeuille.

À partir du 1er janvier 2027, les entreprises ne pourront plus introduire de nouvelles demandes de soutien pour des formations dans le cadre de la kmo-portefeuille. En 2026, les demandes pourront encore être introduites jusqu’à épuisement du budget disponible. Selon VLAIO, les dossiers en cours pourront encore être finalisés jusqu’à la fin de 2027.

Cette mesure est pertinente pour les entreprises du commerce de l’acier, car la formation joue un rôle important dans le développement des compétences techniques et commerciales. Il peut notamment s’agir de formations liées aux connaissances professionnelles spécifiques, à la digitalisation, aux systèmes ERP, à la sécurité, à la durabilité, au management et à la gestion du personnel.

Actuellement, les petites entreprises peuvent récupérer, via la kmo-portefeuille, 30 % de certains coûts de formation, avec un maximum de 7 500 € d’aide par an. Pour les entreprises de taille moyenne, l’aide s’élève à 20 %, également avec un plafond de 7 500 € par an. Des taux de soutien plus élevés s’appliquent à certaines formations, notamment dans les domaines de la digitalisation et de la durabilité.

À partir de 2027, ce soutien financier disparaîtra.

Pour les entreprises, cela signifie que le coût des mêmes formations devra être entièrement pris en charge par l’entreprise, sauf si un autre mécanisme de soutien est applicable.

 

Un avantage ONSS pour certains recrutements disparaît également

Un deuxième point d’attention concerne la suppression annoncée de la réduction ONSS flamande ciblée pour les personnes sans expérience professionnelle récente et durable.

Le régime actuel prévoit une réduction pouvant atteindre 1 000 € par trimestre pendant quatre trimestres pour un travailleur qui remplit les conditions requises. Le montant peut donc atteindre 4 000 € par travailleur. Le régime vise notamment les personnes qui, avant leur engagement, étaient inscrites depuis au moins deux ans auprès du VDAB en tant que demandeurs d’emploi inoccupés.

Tous les nouveaux travailleurs ne relèvent pas de ce régime. L’impact variera donc d’une entreprise à l’autre.

Pour les entreprises du commerce de l’acier, cette mesure est néanmoins pertinente dans un marché du travail caractérisé depuis plusieurs années par une pénurie de travailleurs disposant des compétences adéquates. La disparition de cet incitant financier peut entraîner une augmentation du coût de certains recrutements.

 

Le régime préférentiel pour les entreprises familiales est maintenu

Il y a également une information positive importante pour les entreprises familiales du commerce de l’acier.

Le régime fiscal préférentiel flamand applicable à la transmission d’entreprises et de sociétés familiales est maintenu. La Déclaration de septembre n’introduit donc pas de nouvelle suppression ou de nouveau durcissement de ce régime. Les conditions avaient toutefois déjà été adaptées à partir de 2026. Ainsi, les biens immobiliers résidentiels et les terrains à bâtir sont exclus du régime préférentiel.

Pour les entreprises familiales actives dans le commerce de l’acier, ce maintien est important pour assurer la continuité de l’entreprise et préparer à temps la transmission à la génération suivante.

 

La formation et l’accès au marché du travail deviennent donc des points d’attention importants

Pour Belmetal, c’est surtout la combinaison des différentes mesures qui est pertinente.

Le commerce de l’acier a besoin de collaborateurs disposant de connaissances techniques, de compétences commerciales et d’une bonne compréhension d’un environnement réglementaire et économique de plus en plus complexe. Dans le même temps, les entreprises doivent continuer à investir dans la digitalisation, la sécurité et la productivité.

La disparition du soutien financier à la formation et de certains incitants à l’embauche entraînera une augmentation du coût direct pour les entreprises.

La prochaine étape consistera à préciser les modalités concrètes des différentes mesures. Celles-ci devront faire l’objet d’un suivi attentif, car elles toucheront notamment à des thèmes tels que la formation, le marché du travail, les coûts salariaux et la continuité des entreprises familiales.