Les flexi-jobs se rapprochent du 1er juillet : les distributeurs des métaux opte pour la flexibilité

Publié le 11/06/2026

L’extension du régime des flexi-jobs à la quasi-totalité des secteurs franchit une nouvelle étape. Cette semaine, le projet de loi a été examiné en deuxième lecture au sein de la commission compétente de la Chambre. Si le calendrier parlementaire est respecté, les nouvelles règles devraient entrer en vigueur le 1er juillet 2026.

Le gouvernement fédéral souhaite ouvrir les flexi-jobs à l’ensemble des secteurs, tant privés que publics. Les secteurs conservent toutefois la possibilité d’introduire des restrictions ou même d’exclure le système par le biais du dialogue social sectoriel.

Des approches différentes selon les secteurs

Les différentes réactions indiquent que tous les secteurs ne partagent pas le même enthousiasme pour cette réforme. Plusieurs secteurs industriels, notamment la sidérurgie, ont choisi de limiter fortement ou d’exclure le recours aux flexi-jobs. Les préoccupations liées à la sécurité, à la nature du travail et à l’existence d’autres mécanismes permettant de gérer les pics d’activité sont souvent avancées pour justifier cette position.

D’autres secteurs ont opté pour une approche plus pragmatique. Dans la construction, par exemple, les flexi-jobs seront autorisés sur les chantiers pour les ouvriers retraités, afin de favoriser la transmission des connaissances et de préserver l’expertise au sein du secteur.

La distribution des métaux opte pour la confiance et la flexibilité

Dans la distribution des métaux, les partenaires sociaux (CP 149.04) ont fait un choix différent. Lors des concertations sectorielles, il a été convenu de ne pas imposer de restrictions supplémentaires au recours aux flexi-jobs. Les entreprises du secteur pourront donc décider elles-mêmes si elles souhaitent utiliser ce dispositif et dans quelles conditions.

Pour de nombreuses entreprises de la distribution des métaux, l’intérêt principal ne réside pas tant dans la gestion des périodes de forte activité que dans la possibilité de maintenir plus longtemps en activité des collaborateurs expérimentés qui prennent leur retraite ou réduisent progressivement leur activité professionnelle.

Comme de nombreux secteurs (techniques),la distribution des métaux est confrontée à un départ croissant de travailleurs expérimentés. Leur connaissance des matériaux et leur expertise sont souvent difficiles à remplacer. Les flexi-jobs peuvent offrir aux entreprises une solution pour conserver ces compétences plus longtemps et accompagner la formation de la nouvelle génération de collaborateurs.

Préserver les connaissances et l’expérience

Pour Belmetal et ses membres, l’extension des flexi-jobs constitue donc un outil important pour faire face aux conséquences du vieillissement de la population active. Les travailleurs retraités pourront continuer à apporter leur contribution de manière flexible, sans devoir recourir à des structures administratives complexes.

Cette évolution s’inscrit dans un défi plus large auquel le secteur est confronté : attirer et fidéliser suffisamment de travailleurs qualifiés. Dans un marché du travail marqué par la pénurie de talents techniques, toute mesure permettant de conserver l’expérience et l’expertise au sein des entreprises représente une réelle valeur ajoutée.

Dernières étapes parlementaires

Le projet de loi se trouve actuellement dans la phase finale de son parcours parlementaire. Après son examen en commission, il doit encore être débattu et voté en séance plénière de la Chambre. En l’absence de retard majeur, l’entrée en vigueur prévue au 1er juillet 2026 reste tout à fait réalisable.