Une nouvelle surtaxe CO₂ augmentera le coût du transport routier à partir du 1er juillet

Publié le 15/06/2026

Dix ans après l’introduction du prélèvement kilométrique, le secteur du transport est confronté à une nouvelle évolution majeure. À partir du 1er juillet 2026, la Flandre appliquera une surtaxe liée aux émissions de CO₂ en complément du prélèvement kilométrique existant pour les véhicules de plus de 3,5 tonnes.

Outre le poids du véhicule, la norme Euro et la région parcourue, les émissions de CO₂ deviendront donc un nouveau facteur déterminant dans le calcul de la redevance.

Pour les distributeurs de métaux, dont l’activité dépend fortement du transport, il est important d’anticiper l’impact de cette mesure.

De la norme Euro à la classe d’émission CO₂

Jusqu’à présent, le prélèvement kilométrique était calculé sur la base du poids maximal autorisé du véhicule, de sa norme Euro et de la région concernée.

À partir du 1er juillet 2026, une quatrième composante sera ajoutée en Flandre : la classe d’émission CO₂.

Cinq classes seront distinguées. Plus les émissions de CO₂ d’un véhicule sont faibles, plus la surtaxe appliquée sera avantageuse. La classe 5 est réservée aux véhicules à zéro émission.

Cette réforme découle de la réglementation européenne visant à encourager l’investissement dans des flottes de véhicules plus propres et plus efficaces sur le plan énergétique.

La Flandre mise sur le CO₂, pas la Wallonie

Fait marquant : cette nouvelle surtaxe CO₂ ne sera appliquée, dans un premier temps, qu’en Flandre.

À Bruxelles, les adaptations se limitent à une indexation des tarifs, tandis que la Wallonie a opté pour une révision générale des tarifs sans introduire de composante CO₂ distincte.

Pour la première fois, les trois Régions belges adoptent donc des approches différentes dans l’évolution du prélèvement kilométrique.

Chaque camion devra disposer d’une classe d’émission CO₂

Tous les véhicules concernés devront être enregistrés avec une classe d’émission CO₂. Pour cela, Viapass met à disposition un calculateur spécifique.

La classification repose notamment sur la date de première immatriculation, le sous-groupe du véhicule et son niveau d’émissions de CO₂. 

Les camions immatriculés pour la première fois avant le 1er juillet 2019 seront automatiquement classés dans la catégorie CO₂ 1, la moins avantageuse.

Quel impact sur les coûts de transport ?

Dans notre récent article consacré aux dix ans du prélèvement kilométrique, nous avons montré que le coût d’une livraison est déjà nettement supérieur à celui observé lors de l’introduction du système en 2016.

L’introduction de la surtaxe CO₂ accentuera encore les différences entre les véhicules anciens et les véhicules récents. Les transporteurs disposant d’une flotte moderne bénéficieront d’un avantage relatif par rapport à ceux utilisant des véhicules plus anciens.

Pour les négociants en acier, cette évolution est particulièrement importante, car les coûts de transport influencent directement le prix de livraison des produits.

Se préparer dès aujourd’hui

Même si la surtaxe CO₂ ne s’applique actuellement qu’en Flandre, tous les véhicules concernés devront être enregistrés avec leur classe d’émission CO₂.

Les entreprises qui disposent de leur propre flotte ou qui collaborent étroitement avec des transporteurs ont donc intérêt à vérifier rapidement la classification de leurs véhicules afin d’anticiper les éventuelles hausses de coûts.